Nos amis nous communiquent…

M.C.A. (Montagnes, Cultures, Avenir)

Au cours de cette année 2014, la SESV et MCA ont poursuivi la collaboration fructueuse initiée lors des années précédentes.
La Journée de l’Herbe et du Pré s’est déroulée à Héas, le Dimanche 27 Juillet 2014, avec, pour la première fois la participation de quelques amis espagnols de Torla ainsi que Luis Marquina, Directeur Adjoint du Parc National d’Ordessa.
René Escaffre a présenté sa collection d’outils anciens relatifs à la fauche ainsi que l’exposition « La faux, outil de fenaison ». René a accompagné aussi notre association lorsque nous avons présenté l’exposition de Philippe Dumoulin à Gavarnie.
Le 15 Août, à Héas, la fête des guides a été l’occasion de diffuser le livret édité par la SESV : « Notre Dame de Héas ».
Enfin, MCA a collaboré à l’édition 2015 de la revue de la SESV avec l’article des 3mémoires intimes de J.P. Rondou
Des projets communs nous rassembleront encore au cours de l’année 2015.
La 4°édition de la Journée de l’Herbe et du Pré sera dédiée aux instituteurs botanistes de Gèdre. L’école participe à ce projet dans le cadre du passeport éducatif du PNP. Concours de fauche, animation musicale, participation de l’association des producteurs et savoir faire en Pays Toy seront cette année encore au programme de cette journée.
Les travaux conduits plus spécifiquement par MCA suivent leur cours. L’inventaire des ponts et passerelles sur le territoire de la Communauté de Communes Gavarnie Gèdre se poursuit et les documents et informations collectés feront l’objet d’une exposition.
La Frise du Temps sur laquelle nous travaillons depuis trois ans est en place à Millaris, centre d’interprétation du territoire et du Patrimoine de Gèdre Gavarnie.
Nous nous réjouissons que la SESV fasse bénéficier notre toute jeune association de son expertise et de son expérience en matière de recherche patrimoniale et de diffusion en direction des curieux venus d’ailleurs et des habitants parfois coupés de leurs racines.

Lise Laporte

Nos amis nous communiquent…

 L’association: Les Amis du prieuré de Saint Orens en Lavedan
1974-2014 : La renaissance du prieuré de Saint-Orens-en-Lavedan fête ses 40 ans
En octobre 1974, une célébration assez particulière avait lieu entre les ruines fraîchemen
StOrens1974-03t restaurées de l’église du prieuré de Saint-Orens : côte à côte, les personnalités officielles de l’église, de l’état et le Premier Régiment des Hussards parachutistes de Tarbes, accompagné de sa musique, ouvraient en grande pompe la cérémonie qui clôturait une année de travaux. Sous la direction du commandant Roquejoffre, les compagnies du génie, de la cavalerie et de l’artillerie, avaient passé de longs mois à déblayer plusieurs centaines de mètres cubes de débris des voûtes effondrées, à débroussailler et à consolider les murs. A l’aide d’ânes, et d’hélicoptères qui transportaient le matériel, des pierres, du ciment, de l’outillage, le monastère était sorti de deux siècles d’ensevelissement. Ces travaux furent engagés à l’initiative de deux hommes, émus et sans aucun doute fascinés par ces lieux qui conservent aujourd’hui encore bien de la majesté dans leur écrin de montagnes. Le regretté Georges Peyruc, chimiste et futur président de la Société d’Études des Sept Vallées qu’il fonda, et le Colonel Delmotte, avaient décidé, lors d’une de leur rencontre dominicale à l’ombre du monastère, de dégager ce prieuré, un des plus anciens du département, et qui avait exceptionnellement conservé une partie de son architecture d’origine. En effet, le prieuré n’avait jamais été restauré depuis le XVIIe siècle. Le XIXe siècle, qui fit tant d’efforts pour sauver les monuments du Moyen-Age, a eu souvent la mauvaise grâce de les reconstruire un peu trop lourdement, et parfois à la StOrens1974-04mode troubadour qu’il goûta tellement. L’abbaye de Saint-Savin toute proche n’y a pas échappé, bien qu’il faille se réjouir de pouvoir l’admirer encore aujourd’hui. Quant à l’abbatiale de Saint-Orens, elle a conservé beaucoup d’éléments d’origine, dont certains sont caractéristiques du premier art roman (XIe siècle), ce qui est rare dans notre région.
L’initiative heureuse de ces deux hommes a ainsi permis la redécouverte d’une des premières fondations religieuses de la vallée, et a donné les moyens à une équipe d’archéologues de l’Université de Toulouse-le-Mirail de procéder à une étude approfondie du prieuré. Ce qui n’était sans doute qu’un rêve, en 1973, se poursuit aujourd’hui encore
avec « Les Amis du prieuré de Saint Orens en Lavedan » 19, avenue Joffre à 65100 Lourdes, et nous souhaitons longue vie à ce rêve devenu réalité.
Laure Latanne-Bey Présidente de l’Association.