Nos amis nous communiquent…

 L’association: Les Amis du prieuré de Saint Orens en Lavedan
1974-2014 : La renaissance du prieuré de Saint-Orens-en-Lavedan fête ses 40 ans
En octobre 1974, une célébration assez particulière avait lieu entre les ruines fraîchemen
StOrens1974-03t restaurées de l’église du prieuré de Saint-Orens : côte à côte, les personnalités officielles de l’église, de l’état et le Premier Régiment des Hussards parachutistes de Tarbes, accompagné de sa musique, ouvraient en grande pompe la cérémonie qui clôturait une année de travaux. Sous la direction du commandant Roquejoffre, les compagnies du génie, de la cavalerie et de l’artillerie, avaient passé de longs mois à déblayer plusieurs centaines de mètres cubes de débris des voûtes effondrées, à débroussailler et à consolider les murs. A l’aide d’ânes, et d’hélicoptères qui transportaient le matériel, des pierres, du ciment, de l’outillage, le monastère était sorti de deux siècles d’ensevelissement. Ces travaux furent engagés à l’initiative de deux hommes, émus et sans aucun doute fascinés par ces lieux qui conservent aujourd’hui encore bien de la majesté dans leur écrin de montagnes. Le regretté Georges Peyruc, chimiste et futur président de la Société d’Études des Sept Vallées qu’il fonda, et le Colonel Delmotte, avaient décidé, lors d’une de leur rencontre dominicale à l’ombre du monastère, de dégager ce prieuré, un des plus anciens du département, et qui avait exceptionnellement conservé une partie de son architecture d’origine. En effet, le prieuré n’avait jamais été restauré depuis le XVIIe siècle. Le XIXe siècle, qui fit tant d’efforts pour sauver les monuments du Moyen-Age, a eu souvent la mauvaise grâce de les reconstruire un peu trop lourdement, et parfois à la StOrens1974-04mode troubadour qu’il goûta tellement. L’abbaye de Saint-Savin toute proche n’y a pas échappé, bien qu’il faille se réjouir de pouvoir l’admirer encore aujourd’hui. Quant à l’abbatiale de Saint-Orens, elle a conservé beaucoup d’éléments d’origine, dont certains sont caractéristiques du premier art roman (XIe siècle), ce qui est rare dans notre région.
L’initiative heureuse de ces deux hommes a ainsi permis la redécouverte d’une des premières fondations religieuses de la vallée, et a donné les moyens à une équipe d’archéologues de l’Université de Toulouse-le-Mirail de procéder à une étude approfondie du prieuré. Ce qui n’était sans doute qu’un rêve, en 1973, se poursuit aujourd’hui encore
avec « Les Amis du prieuré de Saint Orens en Lavedan » 19, avenue Joffre à 65100 Lourdes, et nous souhaitons longue vie à ce rêve devenu réalité.
Laure Latanne-Bey Présidente de l’Association.

Les commentaires sont fermés.